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Dans la bouche du cheval : nos apprenties CAPA Palefrenier-Soigneur en immersion à Comigne

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Jeudi 17 septembre, direction la pension équestre Auprès de Santos, à Comigne. Au programme de nos apprenties du CAPA Palefrenier-Soigneur : l’observation, au plus près, d’une séance de soins dentaires équins. Une matinée qui vaut tous les cours magistraux.

Cap sur Comigne

L’appel est fait, le minibus chargé : ce jeudi matin, nos apprenties du CAPA Palefrenier-Soigneur quittent le centre de formation pour une journée de travaux pratiques. Aux côtés de leur formatrice en hippologie Gilda Tarral, elles prennent la route de Comigne, où les attend la pension équestre Auprès de Santos.

Objectif de la matinée : assister à des soins dentaires réalisés sur plusieurs pensionnaires, et comprendre pourquoi la bouche d’un cheval mérite autant d’attention que ses pieds ou son dos.

Un accueil qui donne le ton

Viennoiseries, café, jus de fruits : Estelle Durocq n’a rien laissé au hasard pour recevoir le groupe. L’occasion, autour de la table, de faire les présentations et d’écouter le parcours de la maîtresse des lieux.

Auprès de Santos est née il y a environ deux ans, avec une double ambition : offrir une retraite dorée à Santos, le cheval d’Estelle, et développer une activité complémentaire sur le domaine viticole familial de son conjoint.

Ici, le bien-être passe avant tout le reste. Suivi et régime alimentaire personnalisés, surveillance quotidienne, passages réguliers d’un réseau de praticiens — ostéopathes, naturopathes, dentiste équin — dont les pensionnaires bénéficient selon les souhaits de leurs propriétaires.

La bouche, porte d’entrée de la santé du cheval

Ce matin-là, la pension reçoit Marie-Camille Pasin, technicienne dentaire équin, venue limer les dents de plusieurs chevaux. L’occasion idéale de réviser la morphologie de la bouche du cheval et de rappeler à nos apprenties qu’une bonne dentition conditionne l’ensemble de sa santé.

Petit rappel de cours grandeur nature : la denture définitive du cheval est en place vers l’âge de cinq ans. Mais ses dents continuent ensuite de « sortir » tout au long de sa vie, afin de compenser l’usure provoquée par une mastication quasi continue. Lorsque cette usure devient irrégulière ou déséquilibrée, des pointes se forment et peuvent blesser les joues et la langue, gêner la prise d’aliments et entraîner des complications digestives, coliques comprises. D’où l’importance d’un suivi dentaire régulier.

Des soins sans stress : une méthode, pas un tour de force

Première leçon d’observation : les chevaux à traiter sont amenés dans la carrière par petits groupes de deux ou trois. Un choix qui répond à deux logiques :

rassurer l’animal, qui vit naturellement en troupeau et supporte mal l’isolement ;
préparer le suivant : en voyant que tout se passe bien pour son compagnon, le deuxième cheval aborde l’intervention plus sereinement.
Après un examen de la bouche par palpation et quelques papouilles, Marie-Camille place le pas-d’âne, un licol métallique qui maintient la bouche ouverte et permet d’intervenir sans risque, ni pour la praticienne ni pour l’équidé.

Le cheval est tenu, par sécurité, mais la technicienne insiste sur un point : il doit pouvoir bouger, faire quelques pas, changer d’appui. Un animal immobilisé de force est un animal qui panique.

L’intervention se déroule ensuite par étapes. On montre d’abord la fraise, puis on laisse le cheval en ressentir les vibrations, avant de passer réellement au limage. Le soin dure plus longtemps ? Certainement. Mais le cheval en ressort sans traumatisme et la prochaine séance se passera d’autant mieux.

Des apprenties qui mettent la main à la pâte

Nos futures palefrenières soigneuses n’ont pas seulement regardé. Certaines ont participé à l’examen manuel de la bouche, pour mesurer concrètement le travail réalisé sur les dents et découvrir une réalité du métier : le dentiste équin ne travaille pas d’abord avec les yeux, mais avec le toucher.

Les questions ont fusé toute la matinée — sur la morphologie dentaire, sur les gestes de soin, mais aussi sur le parcours de Marie-Camille et les voies d’accès à ce métier. Quelques vocations sont peut-être nées ce jeudi matin.

Apprendre sur le terrain, c’est tout l’esprit de l’apprentissage

Cette sortie illustre ce qui fait la force du CAPA Palefrenier-Soigneur en apprentissage : une formation qui se construit autant dans les écuries que dans les salles de cours, au contact direct des professionnels et des animaux.

Vous souhaitez rejoindre la formation ou en savoir plus ? Contactez nous au 04 68 72 83 00.
Un grand merci à Auprès de Santos pour son accueil chaleureux, et à Marie-Camille Pasin pour sa pédagogie et son professionnalisme.