Mise en place de l’expérimentation « enherbement des vignes » sous la direction de l’INRAE

Vendredi 9 octobre 2020, les étudiants des BTSA Agronomie Productions Végétales et Viticulture-Œnologie ont débuté une expérimentation sous la direction de l’INREA, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, sur l’une des parcelles de l’exploitation Charlemagne.

L’objectif de cette expérimentation est de tester une centaine d’espèces pouvant servir à l’enherbement de la vigne (luzerne, lin, trèfles, fétuque, lentilles, pois, l’avoine, moutarde…) et de sélectionner les couverts les plus propices en fonction des conditions pédoclimatiques locales, des contraintes des viticulteurs ainsi que des intérêts recherchés. En effet, certaines espèces apportent de l’azote tandis que
d’autres ont une action sur le sol…
Les placettes ont toutes été préparées manuellement et semées à la volée après avoir mélangé les graines avec du sable compte tenu de la faible quantité à semer. Après la levée des plantes, un suivi hebdomadaire sera réalisé par les étudiants afin que l’INRAE dispose de suffisamment de données pour extrapoler les résultats et formuler des conseils.
Vladimir Goutier, chercheur à l’INRAE, est intervenu pour exposer les intérêts d’une telle mise en œuvre. L’enherbement représente une source importante de matières organiques qui favorise l’activité et la vie biologique du sol. Il a aussi un rôle structurant qui permet d’augmenter la stabilité du sol. Il protège les parcelles des ruissellements, limite l’érosion mais aussi les transferts de pesticides provoqués par les pluies. Cette technique représente donc un atout pour la biodiversité.

Les CS bio en visite chez Noé PONCEBLANC

En ce mois de juin, nos stagiaires du CS bio encadrés par leur formateur technique Walid CHOUCAIR sont partis à la découverte du verger de Noé PONCEBLANC certifié AB.

Cet arboriculteur installé aux alentours de Limoux depuis 2016 est revenu sur son parcours d’installation et a témoigné sur la conduite en agriculture biologique d’une exploitation en arboriculture fruitière. Taille des arbres, travail du sol, commercialisation des produits, nos futurs agriculteurs en bio ont bénéficié d’une approche globale de l’entreprise agricole.

 

Une grande diversité

Ce verger pourvu d’une dizaine d’espèces pour une centaine de variétés existe depuis 2010. Il a été repris par Noé en 2016 dans le cadre d’un achat collectif par l’intermédiaire de Terre de liens.

C’est au total 60 000€ qui ont été nécessaires lors de son installation pour les arbres et le matériel.

A raison de 700 arbres plantés à l’hectare, le verger de Noé est très diversifié : Plusieurs variétés de poiriers, pommiers, pêchers, pruniers, abricotiers, vignes, cerisiers et même kiwis et fruits rouges se succèdent sur les 3 hectares de terres. Chaque variété a été sélectionnée pour ses qualités gustatives, ses moments de récoltes ou ses capacités de conservation. L’intérêt de cette grande diversité réside aussi dans sa capacité à bloquer le mouvement des bioagresseurs qui sévissent sur les arbres fruitiers comme le carpocapse de la pomme ou la tordeuse orientale du pêcher.

 

Le travail du sol

Afin d’amender son sol limoneux argilo-calcaire et réduire notamment les risques de chlorose ferrique, chaque année Noé achète en moyenne 13 tonnes de compost. Il se base sur des analyses de sol et des analyses azotées pour apporter la juste dose de ce compost biologique issus de déchets verts. Cet amendement est ensuite enfoui dans le sol avec un passage de herse rotative qui permet un travail du sol à 15 cm de profondeur.

L’irrigation est essentielle pour les jeunes plants qui nécessitent 80 litres par semaine soit 4h d’arrosage en micro-aspersion, heureusement sur les terres de Noé, il y a un puits.

 

 

Un itinéraire technique au gré des saisons

La taille des arbres fruitiers s’étale de décembre à mars. Elle diffère bien évidemment selon les variétés et le port de l’arbre. Pour les pommiers Noé PONCEBLANC a choisi la conduite en axe sur porte-greffe M106. Une méthode qui offre un excellent rendement et peu de travail de taille au bout de 3 ans de soins particuliers.

Pour ses vignes, cet arboriculteur a opté pour la conduite en lyre qui demande certes plus d’espacement entre les ceps mais offre en retour de bons rendements et un meilleur état sanitaire à la récolte.

L’éclaircissage nécessaire à une fructification de meilleure qualité est effectué dès le stade floral aussi bien de façon manuelle ou minérale par pulvérisation de bouillie sulfo-calcique.

Enfin vient la récolte. Elle commence en mai par les fruits rouges pendant la période d’éclaircissage et s’achève en novembre avec la « Belle-fille de Salins », une variété de pommier à la floraison tardive.

 

 

La protection des cultures fruitières en bio

La première des mesures est une bonne implantation des cultures avec un travail accru pendant les trois premières années de l’arbre pour lui assurer une bonne santé.

Pour anticiper les problèmes et trouver parfois des solutions Noé PONCEBLANC consulte régulièrement le Bulletin de la Santé des Végétaux.

Mais le principal, c’est une observation sur le terrain et une connaissance des risques possibles selon les espèces, les variétés et les saisons. C’est seulement lorsqu’il détecte une maladie comme la cloque du pêcher, la moniliose ou la tavelure qu’il va décider de traiter ses arbres fruitiers à l’hydroxyde de cuivre dont l’action est plus rapide que celle du sulfate de cuivre.

Chez Noé, ce sont les moutons qui assurent le désherbage des parcelles, ils mangent en même temps les larves et éloignent les campagnols.

Pour lutter contre les maladies et les ravageurs, il privilégie le biocontrôle : virus de la granulose contre le carpocapse de la pomme, le bacillus thuringiensis contre la tordeuse orientale du pêcher. Il pose aussi au printemps des dispositifs de confusion sexuelle pour diminuer les populations de ces deux fléaux du verger.

 

Une journée forte d’enseignement pour nos stagiaires du CS bio qui ont terminé la journée en participant à la taille des rejets sur les pommiers et les pruniers. Un geste de solidarité pour leur hôte mais aussi une mise en pratique en grandeur nature !

BPA Agroéquipement : Un voyage d’étude bien huilé !

Notre classe de BPA Travaux de Conduite et Entretien des Engins Agricoles (TCEEA) par apprentissage a pu partir du 15 au 17 juin en voyage d’étude. Encadrés par leurs formateurs, ils ont pu visiter :

  • L’usine Pellenc à Pertuis dans le Vaucluse
  • Le château la Nerthe à Chateauneuf du pape
  • La cave de l’Union des Jeunes Viticulteurs en Clairette de DIE à Vercheny
  • L’usine Gard à Potelières

Visite de l’Usine Pellenc 

Pellenc fabrique et conçoit des machines et des outillages principalement pour la viticulture, mais aussi  pour les espaces verts et l’arboriculture.

Si le groupe a plusieurs usines dans le monde, l’usine de Pertuis fabrique principalement du petit ou tillage électrique sur batterie (sécateur électrique, attacheur, débroussailleuse, tronçonneuse et bien  évidemment les célèbres machines à vendanger).

Il possède aussi un énorme bureau d’études pour concevoir et mettre au point de nouveaux matériels  ou parfois les améliorer en fonction des remarques des agriculteurs.

L’usine se dote d’un « centre de formation » pour former les mécaniciens aux nouvelles technologies  intégrées aux outils conçus par la marque.

Après avoir visité la chaîne de montage des sécateurs électriques et vu les étapes du montage des ma chines à vendanger. Accompagnés de leur formateur en agroéquipement M. Witzikam, nos apprentis  ont posé une multitude de questions au responsable de la communication ainsi qu’au responsable de la  chaîne de montage.

Ce voyage d’étude s’est prolongé avec les visites du Château la Nerthe à Châteauneuf-du-Pape, de  réputation mondiale son vignoble s’étend sur 92 hectares ; puis de la cave de l’Union des Jeunes Viticul teurs à Vercheny regroupé autour de l’appellation Clairette et Crémant de Die; pour finir par la visite de  l’usine Gard à Potelières réputée pour la fabrication d’outils pour le travail du sol…

Excursion au salon Cheval Passion à Avignon

Tous les élèves de l’option équitation ainsi que les apprentis en CAP soigneur d’équidés se sont rendus  au salon Cheval Passion d’Avignon le jeudi 16 janvier 2020.

Au carrefour de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, Cheval Passion rassemble les professionnels du  monde équestre, les cavaliers et les passionnés de chevaux. Le salon accueille 250 exposants sur plus  de 10000 m² de surfaces couvertes.

De plus, Cheval Passion accueille de nombreux intervenants professionnels dans les domaines de la  formation et de l’enseignement. Ces établissements et organismes renseignent des jeunes en situation  d’orientation et des adultes en recherche de qualification ou de formation pour exercer un métier en  relation avec les chevaux.

L’occasion de rencontres et d’échanges très enrichissant pour nos élèves.

Depuis le début de l’année scolaire, outre le temps fort du salon d’Avignon, les élèves inscrits à l’option  ont pu pratiquer plusieurs disciplines : dressage, obstacle, randonnée, voltige, jeux, equifeel ou encore  tir à l’arc à cheval.

Aussi, c’est avec le sourire que les élèves de l’option hippologie-équitation du lycée Charlemagne ter minent l’année à cheval !

Des éleveurs burkinabés à la découverte des pratiques audoises

La coopération internationale était à l’honneur en ce mois d’octobre avec l’accueil de trois éleveurs burkinabés. Durant un mois, des éleveurs audois les ont accueillis dans les secteurs de la Piège et de la Montagne Noire dans le cadre d’un échange d’expériences.

L’initiative faisait suite à la visite l’an passé d’un groupe d’une quinzaine de burkinabés avec un temps fort à la foire d’Espezel et un repas partagé avec des formateurs et des stagiaires du CFPPA. L’envie de revenir plus longuement pour apprendre et partager au quotidien les pratiques a été exprimée. Un dossier a été déposé auprès du Département pour intégrer le programme Tandem qui lie des établissements de formation et des associations de coopération internationale. L’AFDI et le CFPPA ont ainsi oeuvré ensemble pour ce projet nourri aussi de la collaboration avec la Chambre d’Agriculture et le Ministère des ressources animales du Burkina Faso.

Les éleveurs burkinabés sont venus sur le site de Carcassonne pour partager une journée entre échanges sur les réalités de l’élevage et de la vie au Burkina Faso et visites d’exploitations avec le groupe BPREA élevage encadrées par Laurent FERRER. Les stagiaires Objectif Apprentissage et BPREA ont été attentifs aux témoignages de nos hôtes, posant des questions sur leur vie au Burkina et leurs impressions sur l’Aude et la France. Camille, bénévole de l’AFDI animait les échanges, les enrichissant de sa propre expérience de formatrice durant deux ans au Burkina. La conversation s’est poursuivie le soir autour d’une auberge espagnole. La visite d’un élevage utilisant un robot de traite et d’un autre pour l’ensilage, aux antipodes de ce qui se fait au Burkina, en a été un des sujets, entre étonnement devant la technique et stupeur face au maïs laissé dans les champs et vu comme un gaspillage. A l’issue de la journée, le bilan était positif. L’objectif d’ouvrir la réflexion vers d’autres horizons agricoles pour nos stagiaires comme pour nos hôtes était réussi et la convivialité partagée.

Les élèves sur le terrain pour découvrir la production de viande bovine

C’est au cours d’un cycle de visites de trois jours que début novembre les élèves de terminale en bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) option “Productions agricoles” ont pu découvrir des exploitations agricoles du territoire audois et du Tarn.

 

En effet, accompagnés par leurs enseignantes d’agronomie, Vicki Bourdages et de zootechnie, Sophie Ricard les élèves se sont rendus au sein de fermes orientées vers la productions de viande bovine. Tout d’abord à la rencontre d’éleveurs de race gasconne des Pyrénées, Nicolas Lassalle aux Martys et Yannick Coudié à Couiza, puis dans le Tarn à Damiatte chez Julien Faddi éleveur de blondes d’aquitaine en filière veau sous la mère. Les élèves ont aussi eu la chance de faire une incursion pour une matinée au sein de l’abattoir de Puylaurens, leur permettant de découvrir une chaîne d’abattage de bovins et faisant ainsi le lien entre amont et aval de la filière.

les méthodes alternatives de luttes contre l’eudémis

La semaine dernière, une quinzaine d’apprentis des filières paysagère et viticole du CFA Agricole de l’Aude, encadrés par leurs formatrices Angélique PASTOR et Aurélie SALGON, se sont rendus dans les vignobles de la SCEA Calvo à Coursan. L’objectif était de découvrir par la pratique la confusion sexuelle, une méthode alternative de lutte contre des ravageurs de la vigne.

Chaque année l’Eudemis ou « tordeuse de la grappe » prolifère dans les vignobles. Trois générations de papillons se succèdent de début avril à fin septembre occasionnant des dégâts sur les ceps. La première génération qui éclot au début du printemps se délecte des boutons floraux sans grande

conséquence pour les vignes mais les deux suivantes s’attaqueront aux grappes. En perforant les grains, les chenilles favorisent alors l’installation de pourritures qui altèreront le goût du vin.

Dans le cadre d’une viticulture raisonnée, il est essentiel d’enrayer l’infestation du vignoble par ces lépidoptères voraces et éviter ainsi l’emploi de traitements phytosanitaires. La fonction des pièges à confusion sexuelle est de perturber la reproduction des eudemis par l’émission de phéromones femelle de synthèse. Les mâles ont alors beaucoup de mal à retrouver les femelles dans cette atmosphère saturée, les accouplements sont donc beaucoup moins nombreux, ce qui permet de limiter la population d’eudémis. Pour être efficace la pose des pièges doit s’effectuer avant les premières éclosions de papillons et être suffisante pour couvrir toute la superficie concernée.

Nos apprentis de 2eme année du CAPA jardinier-paysagiste et du BPA travaux de la vigne et du vin ont donc déposé dans les vignobles de la SCEA Calvo les pièges à phéromones. Ces diffuseurs étaient composés de deux tubes parallèles en polymère. Le premier contient un fil d’aluminium permettant son application sur la vigne, le second est rempli avec le mélange de phéromones. Environs 500 diffuseurs sont nécessaires pour couvrir un hectare. Les pièges ont été posés en quinconce, un rang sur deux tous les 5 pieds. La mise en place des diffuseurs a bien sûr été renforcée sur les abords de la parcelles et les haies aux alentours afin de garantir une saturation phéromonale satisfaisante en dépit du vent.

Nos apprentis ont bien travaillé et le repas convivial que nous avons partagé à midi a permi de reprendre le travail dans la bon humeur. Une journée instructive pour nos stagiaires qui ont pu découvrir par la pratique cette méthode de lutte alternative. Les jardiniers-paysagistes auront peut être recours à des systèmes équivalents pour protéger les buis de la pyrale cette été.

Bravo à nos apprentis qui n’ont pas chômé.