
Manger local : le territoire, avenir de l’alimentation ?
Si l’indépendance alimentaire est devenue un enjeu pour tous les pays, le lien au territoire est souvent évoqué comme une solution pour l’avenir, aussi bien pour les producteurs en termes de débouchés que pour le consommateur qui, en agissant sur place, préserve l’emploi, limite l’impact écologique et main tient la plus-value dans sa zone de vie.
Le consommateur peut dès lors, bénéficier aussi d’une garantie sur l’origine de ce qu’il a dans son assiette.
C’est pour aborder, entre autres cette thématique que la classe de 1re STAV Productions a travaillé sur le territoire de la « Piège-Malepère-Lauragais »
Afin de réaliser un premier diagnostic, les élèves ont étudié deux exploitations : une pratiquant le maraî chage et la polyculture à Bram et l’autre l’élevage de brebis et de porcs bio en plein air à Cazalrenoux. La visite des silos Arterris a complété cette première approche.
Les élèves ont aussi abordé l’industrie agro-alimentaire en rencontrant un responsable de l’entreprise Nexira, leader mondial de la gomme d’acacia, des ingrédients naturels et des extraits botaniques. La vi site suivante a mené les élèves chez Bioplanète à Bram, première huilerie bio d’Europe qui, depuis 1984, transforme graines, noix, fruits, pépins et noyaux en huiles qualitatives.
Afin de mieux cerner les enjeux économiques et environnementaux du territoire, le groupe a aussi ren contré les acteurs institutionnels : M. Grillère, maire de Laurac qui a parlé de son rôle d’élu et de membre du CAUE et une responsable de la Communauté de Communes a aussi présenté le fonctionnement des Maisons de Services Publics.
L’ancrage local passe aussi par une connaissance culturelle et patrimoniale de la zone : une journée a été consacrée au patrimoine naturel et historique et à son exploitation touristique, à partir d’une ran donnée autour du village de Laurac, puis de la visite guidée de Fanjeaux et du musée archéologique Eburomagus de la ville de Bram. La responsable de l’espace culturel des Essarts a présenté ce lieu d’ex positions et de spectacles au cœur de Bram.
Mise en place de l’expérimentation « enherbement des vignes » sous la direction de l’INRAE

Vendredi 9 octobre 2020, les étudiants des BTSA Agronomie Productions Végétales et Viticulture-Œnologie ont débuté une expérimentation sous la direction de l’INREA, l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, sur l’une des parcelles de l’exploitation Charlemagne.
L’objectif de cette expérimentation est de tester une centaine d’espèces pouvant servir à l’enherbement de la vigne (luzerne, lin, trèfles, fétuque, lentilles, pois, l’avoine, moutarde…) et de sélectionner les couverts les plus propices en fonction des conditions pédoclimatiques locales, des contraintes des viticulteurs ainsi que des intérêts recherchés. En effet, certaines espèces apportent de l’azote tandis que
d’autres ont une action sur le sol…
Les placettes ont toutes été préparées manuellement et semées à la volée après avoir mélangé les graines avec du sable compte tenu de la faible quantité à semer. Après la levée des plantes, un suivi hebdomadaire sera réalisé par les étudiants afin que l’INRAE dispose de suffisamment de données pour extrapoler les résultats et formuler des conseils.
Vladimir Goutier, chercheur à l’INRAE, est intervenu pour exposer les intérêts d’une telle mise en œuvre. L’enherbement représente une source importante de matières organiques qui favorise l’activité et la vie biologique du sol. Il a aussi un rôle structurant qui permet d’augmenter la stabilité du sol. Il protège les parcelles des ruissellements, limite l’érosion mais aussi les transferts de pesticides provoqués par les pluies. Cette technique représente donc un atout pour la biodiversité.
Une formation viti-vinicole enrichie d’une solide expérience de terrain
Les sorties pédagogiques reprennent pour les étudiants en BTS viticulture œnologie afin de rencontrer les professionnels de la filière.
Le 24 novembre 2020, visite de la cave La Malepère à Arzens où Marc Duffo, responsable technique et Thibaut Llasera, responsable vignoble ont expliqué le fonctionnement d’une cave coopérative, son or ganisation et présenté l’ensemble des installations et notamment le nouveau site de vinification en bio.
En septembre et octobre, durant 7 semaines de stage en cave particulière, ou cave coopérative, les étudiants mettent en œuvre une expérimentation œnologique. Ensuite dans la salle de dégustation du lycée, ils analysent le résultat gustatif de leurs modalités de vinification afin de finaliser le dossier tech nique qu’ils présenteront lors de leur examen en juin 2021.
La pratique s’apprend également sur l’exploitation du lycée Charlemagne, dotée d’une vingtaine d’hec tares de vigne en production, située autour du lycée au lieu-dit La Plaine et sur le domaine de Cazaban. L’encépagement du domaine est varié. Syrah, Cabernet franc et sauvignon, Merlot, Viognier et Chardon nay sont en production, à cela s’ajoutent 2,5 hectares de Grenache, Syrah, Muscat petit grain et Viognier plantés en 2019 et 2020.
Accompagnées par l’INRA des expérimentations ont été menées sur des cépages résistants et sur des cépages à jus de fruit.
Ce vignoble, avec la cave pédagogique ultramoderne dotée de tout le matériel nécessaire à la vinifica tion, sont des outils précieux à l’apprentissage des techniques viti-vinicoles. Depuis le 16 novembre, les élèves de bac professionnel Viti et les étudiants en BTSA sont en stage à tour de rôle sur l’exploitation, les BTS 2e année encadrant les plus jeunes. En hiver, suivant les activités de l’exploitation ils participent; soit à la taille en guyot, soit au travail en cave. Ils ont pu ainsi aider lors de l’embouteillage du Carolus Magnus (médaillé d’Or au concours des vignerons indépendants) et de la Vendange tardive cuvées 2019.
Après les fermentations, les BTS participent à la dégustation des diverses cuves du lycée afin de faire un point gustatif des vins finis. Ils effectuent également des analyses en laboratoire sur les vins produits à la cave pédagogique afin de confectionner et sélectionner les meilleurs assemblages pour les cuvées 2020.
Ces mini-stages et travaux pratiques permettent aux élèves et étudiants de découvrir les différentes activités professionnelles en fonction des périodes.
Les stages découvertes pour mieux choisir sa voie
De mi-janvier au mois de mai des stages « découverte » de nos formations sont dédiés aux élèves de 3e.
Suite à un contact pris par les parents ou par les collèges, les élèves reçoivent une invitation pour passer une journée au sein de la classe qu’ils souhaitent intégrer.
Après avoir découvert les spécificités des enseignements soit en seconde générale, soit en seconde professionnelle, la journée se termine par un bilan avec les conseillers principaux d’éducation (CPE).
Plus tard les familles sont invitées à une réunion d’information plus générale avec une visite de l’établissement et un entretien avec les enseignants.
Expertise naturaliste en compagnie de Bruno De Foucault, éminent botaniste.
Ce projet pédagogique est un support de cours pratiques en Écologie, Aménagement, droit de l’environ nement et concertation acteurs. Il est mené depuis 6 ans par les BTS GPN en partenariat avec le Conseil départemental de l’Aude, commanditaire.
Il s’est déroulé sur 4 journées complètes de terrain avec expertise naturaliste et chantier de décapage en 2020.
Il comprend le suivi naturaliste de la tourbière du Lac de Laprade dans la Montagne Noire, après un chantier d’aménagement réalisé par les étudiants dans l’objectif d’éviter l’assèchement et la fermeture du milieu et de préserver la biodiversité inféodée (une espèce inféodée à un organisme ou à un milieu est une espèce qui est liée très fortement à cet organisme ou ce milieu).
Les étudiants en 2e année de BTS Gestion et Protection de la nature ont pu profiter d’une expertise na turaliste et des connaissances de Bruno De Foucault, botaniste de renommée nationale.
Une expérience exceptionnelle près du sentier aménagé qui fait le tour du lac, et permettant aussi de découvrir et comprendre la tourbière.
Les secondes SAPAT en immersion au foyer de vie Chaminade
Depuis 5 ans, le lycée Martin Luther King a signé une convention avec le foyer de vie Chaminade per mettant aux élèves de seconde SAPAT d’effectuer une journée de stage dans leurs locaux.
Le Foyer de vie Chaminade situé à Narbonne est un établissement géré par l’association AFDAIM-ADA PEI 11 qui propose un accueil pour des adultes porteurs de handicap mental et/ou psychique.
Ce partenariat est un moment fort pour nos apprenants. En effet en classe de seconde les travaux pratiques portent sur différents domaines qui sont : l’entretien des locaux, l’entretien du linge et la préparation et le service des repas.
Cette mise en situation professionnelle permet de :
- Familiariser les apprenants avec les conditions dans lesquelles ils se retrouveront dans le cadre de leur future profession.
- D’être en contact avec le public fragile.
- De reproduire les gestes techniques appris et comprendre l’importance des protocoles. – Donner du sens aux apprentissages.
- Découvrir un métier à travers ses différentes activités.
- Leur permettre d’appréhender via un cadre concret leurs apprentissages
Les élèves sont ravis à l’issue de cette journée, certains demandent à y retourner sur des périodes plus longues.
Retour sur la sensibilisation au handicap, objet du MAP (module d’adaptation professionnelle) des terminales SAPAT
Retour sur la sensibilisation au handicap des terminales SAPAT. Zoom sur la langue des signes
Continue readingBPA Agroéquipement : Un voyage d’étude bien huilé !
Notre classe de BPA Travaux de Conduite et Entretien des Engins Agricoles (TCEEA) par apprentissage a pu partir du 15 au 17 juin en voyage d’étude. Encadrés par leurs formateurs, ils ont pu visiter :
- L’usine Pellenc à Pertuis dans le Vaucluse
- Le château la Nerthe à Chateauneuf du pape
- La cave de l’Union des Jeunes Viticulteurs en Clairette de DIE à Vercheny
- L’usine Gard à Potelières
Visite de l’Usine Pellenc
Pellenc fabrique et conçoit des machines et des outillages principalement pour la viticulture, mais aussi pour les espaces verts et l’arboriculture.
Si le groupe a plusieurs usines dans le monde, l’usine de Pertuis fabrique principalement du petit ou tillage électrique sur batterie (sécateur électrique, attacheur, débroussailleuse, tronçonneuse et bien évidemment les célèbres machines à vendanger).
Il possède aussi un énorme bureau d’études pour concevoir et mettre au point de nouveaux matériels ou parfois les améliorer en fonction des remarques des agriculteurs.
L’usine se dote d’un « centre de formation » pour former les mécaniciens aux nouvelles technologies intégrées aux outils conçus par la marque.
Après avoir visité la chaîne de montage des sécateurs électriques et vu les étapes du montage des ma chines à vendanger. Accompagnés de leur formateur en agroéquipement M. Witzikam, nos apprentis ont posé une multitude de questions au responsable de la communication ainsi qu’au responsable de la chaîne de montage.
Ce voyage d’étude s’est prolongé avec les visites du Château la Nerthe à Châteauneuf-du-Pape, de réputation mondiale son vignoble s’étend sur 92 hectares ; puis de la cave de l’Union des Jeunes Viticul teurs à Vercheny regroupé autour de l’appellation Clairette et Crémant de Die; pour finir par la visite de l’usine Gard à Potelières réputée pour la fabrication d’outils pour le travail du sol…
Excursion au salon Cheval Passion à Avignon
Tous les élèves de l’option équitation ainsi que les apprentis en CAP soigneur d’équidés se sont rendus au salon Cheval Passion d’Avignon le jeudi 16 janvier 2020.
Au carrefour de l’Europe du Sud et de la Méditerranée, Cheval Passion rassemble les professionnels du monde équestre, les cavaliers et les passionnés de chevaux. Le salon accueille 250 exposants sur plus de 10000 m² de surfaces couvertes.
De plus, Cheval Passion accueille de nombreux intervenants professionnels dans les domaines de la formation et de l’enseignement. Ces établissements et organismes renseignent des jeunes en situation d’orientation et des adultes en recherche de qualification ou de formation pour exercer un métier en relation avec les chevaux.
L’occasion de rencontres et d’échanges très enrichissant pour nos élèves.
Depuis le début de l’année scolaire, outre le temps fort du salon d’Avignon, les élèves inscrits à l’option ont pu pratiquer plusieurs disciplines : dressage, obstacle, randonnée, voltige, jeux, equifeel ou encore tir à l’arc à cheval.
Aussi, c’est avec le sourire que les élèves de l’option hippologie-équitation du lycée Charlemagne ter minent l’année à cheval !









