Nos BPREA à la rescousse des paysages et du patrimoine vernaculaire

Dans le cadre de l’UCARE “Entretien des espaces naturels et du petit patrimoine bâti“, six de nos stagiaires du BPREA se sont retrouvés au cœur de la garrigue narbonnaise pour y percer les secrets de la préservation des paysages et du patrimoine vernaculaire.

Encadrés par le formateur en travaux paysagers Gaétan BELLES, nos futurs agriculteurs : Elodie (Carcassonne), Oriana, Abdel, Rémi (Limoux), Adèle et Grégory (Narbonne) ont tout d’abord découvert le maniement de la tronçonneuse et de la débroussailleuse en zone dense. Pour mettre en pratique la théorie et acquérir des gestes sûrs, ils ont dû dégager et éclaircir une zone de garrigue délaissée depuis plusieurs années. Au programme abattage et débitage d’arbres et débroussaillage sélectif pour mettre en valeur le site et le rendre à nouveau praticable. Une activité nécessaire à plus d’un titre puisqu’en plus d’améliorer les abords d’une exploitation dans le cadre d’un accueil touristique elle permet aussi de se prémunir contre la propagation des incendies en créant des ruptures dans le couvert végétal.

Dans un second temps, les apprenants ont œuvré pour restaurer un mur séparatif en pierre sèche situé en pleine garrigue, dans le massif de la Clape, sur la commune de Fleury d’Aude. Une construction de belle dimension : 1m de large, 0,7m d’un coté et 1,30m de l’autre en hauteur, sur une longueur totale de 10m, soit environ 18 tonnes de pierres bien rangées !

Après 4 jours à soulever des cailloux dans la poussière, nos stagiaires de la formation continue au BPREA sont partis visiter le site d’apprentissage de la pierre sèche de Villeveyrac de l’association Pierre d’Iris. Ils ont pu échanger avec M. Gilles FICHOU le président de l’association. Ce personnage emblématique et incontournable dans le domaine de la pierres sèche entend favoriser la découverte, la connaissance, la protection, la restauration et la renaissance de la construction du patrimoine vernaculaire.

A présent, les mots “Boutisse”, “coup de sabre”, “cale” ou encore “têtu” font maintenant parti du jargon technique de nos apprenants et gare aux malfaçons, ils ont maintenant l’œil avisé !

Des carrés potagers pour les patients de la Polyclinique de Narbonne

Vendredi 14 juin avait lieu à la Polyclinique le Languedoc l’inauguration des carrés potagers. Un beau projet auquel ont pris part nos BPA Travaux d’Aménagements Paysagers encadrés par leur formatrice technique Angelique PASTOR
Ce projet intitulé « Du carré potager à l’assiette » piloté par Corinne FERNANDEZ conceptrice de jardin thérapeutique avait pour but de mettre en place des carrés potagers au sein de la Polyclinique le Languedoc avec la participation des patients et de l’équipe de soin.

Une belle initiative qui permet aux patients en oncologie digestive de manger ce qu’ils ont cultivés eux même. Une occasion de retrouver un peu d’autonomie, la confiance en soi et la capacité à se projeter dans l’avenir pour ce public fragilisé par la maladie.

Un moment de partage plein d’émotions pour nos apprentis qui se sont investis par le travail et l’échange avec les patients et les équipes de la polyclinique.

Merci et bravo à nos jardiniers en herbes !

Les BP aménagements paysagers sur les marches du succès

Dans le cadre de notre partenariat avec les jardiniers de l’Abbaye de Fontfroide, les 9 apprenants du Brevet Professionnel Aménagements Paysagers de Narbonne ont réalisé un superbe escalier de 27 marches.

Sous la houlette de leur formateur technique Gaétan BELLES, les stagiaires ont abattu en 5 jours un travail impressionnant aux côtés des jardiniers de l’Abbaye. En effet l’ouvrage a demandé un gros effort de manutention car l’accès à la zone pour affréter les matériaux (sable, chaux et pierres évidemment) n’était pas des plus évidentes : 250m de parcours avec de nombreux escaliers à franchir.

Dans un premier temps, il a fallu préparer le sol et délimiter le tracé de l’escalier avec des piquets, calculer les niveaux afin d’en déterminer les longueurs de girons et les hauteurs de contremarches. Puis, pour chaque marche, il a fallu déposer un lit de cailloux concassés à la masse pour créer une stabilité et assurer le drainage. Ensuite, les stagiaires ont disposé les blocs de pierre sans oublier d’y aménager une légère pente vers le bas afin de permettre à l’eau pluviale de s’écouler. Les blocs n’ayant pas tous les mêmes dimensions, certains assemblages ont dû être jointés à la chaux.

Cette montée en pierres maçonnées est composée de 3 volées de 9 marches reliées entre elles par 2 paliers. En s’intégrant parfaitement avec les constructions alentours, cet escalier créé à présent un lien entre les différents niveaux de façon esthétique et pratique.

Un travail d’équipe remarquable pour l’entraide dans les tâches physiques et la précision de l’assemblage des grosses pierres. Bravo à l’équipe !